Retour sur l’année 2021

2021 marqua le 25e anniversaire de notre intégration au réseau des services agréés du Québec (RSAPAQ). L’année fut encore remplie de rebondissements selon les soubresauts de la pandémie, mais tout comme en 2020, l’année qui se termine laisse entrevoir une année 2022 des plus intéressante.

Bilan des acquisitions

Tout d’abord, nous nous sommes approchés de notre record d’acquisitions des 10 dernières années (près de 36.5 m.l en 2012) puisque nous avons acquis près de 34,3 mètres linéaires[1] en documents textuels, iconographiques, multimédias et cartographiques.

Cela se traduit par l’acquisition de plus de 14 nouveaux fonds :

  • P345 Fonds Rodrigue Lussier et Liliane Paul-Hus
  • P346 Fonds Famille Lussier
  • V347 Ville de St-Joseph de Sorel (fonds public)
  • P348 Fonds Michel Croizé
  • P349 Fonds Laurent Delainey
  • P350 Fonds Jean-Yvon Houle et Lise Émond
  • P351 Fonds Réjean Cournoyer
  • P352 Fonds Bernard Turcotte
  • P353 Fonds Isidore Jean et Maria Paul-Hus
  • P354 Fonds Famille Larivière-Poissant
  • P355 Fonds Denis Boisvert
  • P356 Fonds Claude Simard et Diane Caisse
  • P357 Centre de développement communautaire de Pierre De-Saurel
  • P358 Fonds Club d’Âge D’Or du Bas-Richelieu

Ainsi que divers versements dans des fonds que nous possédions déjà :

  • P244 Fonds Guy Lemaire
  • P258 Fonds Famille Jean-Pierre-St-Martin (près de 40 000 de documents iconographiques) !
  • P293 Fonds Sylvain Simard
  • P357 Centre de développement communautaire de Pierre De-Saurel (près de 9 m.l. de documents textuels)
  • P358 Fonds Club d’Âge D’Or du Bas-Richelieu (800 pièces iconographiques) !

Bilan des activités de traitement  

Ensuite, nous avons embauché deux nouveaux employés au courant de la dernière année, à l’aide de diverses subventions salariales comme le programme Jeunesse Canada au travail ou Emploi d’été Canada. Avec l’aide de Luka Bordeleau-Lambert et de Marion Tétreault-de Bellefeuille, nous avons traité près de 85 boîtes de documents textuels, 164 666 pièces de documents iconographiques, 79 pièces de documents cartographiques, 960 minutes d’enregistrements sonores et 2 920 minutes d’images en mouvement. Les fonds où nous avons effectué le traitement d’une quantité significative d’archives sont le Fonds Les 2 Rives, celui de Mme Lise Lemaire, de M. Guy Lemaire, de la famille de Jean-Pierre St-Martin, de M. Sylvain Simard et celui du Centre de développement communautaire de Pierre De-Saurel.

Bilan des activités de diffusion

Dues aux circonstances entourant la pandémie, plusieurs de nos activités de diffusion régulières ont vu leur fréquence être réduite, comme les conférences et les expositions. Cela ne nous a pas empêchés d’organiser une conférence et deux expositions dans nos locaux, en plus de participer à deux expositions organisées par d’autres organismes. En voici une courte description.

Conférence

12 octobre : « Une histoire des armes de chasse par Khan Rooney »

Cette conférence avait pour but de présenter l’histoire et le fonctionnement des armes de chasse sur le territoire du Québec. M. Ronney a présenté un historique général des armes de chasse, de la préhistoire à nos jours, en abordant plusieurs types d’outils de chasse, allant des pièges et des armes à projectiles jusqu’aux armes à feu.

M. Ronney a été Intendant au Château Ramezay et conservateur d’armes historiques au Musée de Black Watch (Royal Highland Regiment) du Canada. Il est titulaire d’un baccalauréat en archéologie de l’Université de McGill et d’une maîtrise en Muséologie de l’Université de Montréal. Spécialiste et passionné des armes à feu, son parcours professionnel l’a amené à effectuer un stage au Royal Armouries en Angleterre et a été conservateur de la collection d’armes et militaire du Musée Stewart de 2013 à 2018.

Exposition présentée par la Société historique Pierre-de-Saurel

Vitrines: « Exposition en vitrine extérieure : Visage à découvert »

Cette exposition, préparée à partir d’une sélection d’images provenant des fonds conservés à la S.H.P.S., avait pour objectif de présenter des photographies variées, qui représentaient une partie de nos archives et dont le succès nous était connu à cause de notre page Facebook. En les appliquant à la fenêtre d’une telle façon, la diffusion au public à l’extérieur de nos bureaux est immédiate et elle permet d’identifier nos locaux comme lieu de préservation et de diffusion du patrimoine sorelois.   

Journées de la culture: « Le voyage à travers le temps »

Présentée du 24 au 26 septembre, cette exposition avait eu pour but de jouer sur la thématique annuelle des Journées de la culture : le voyage dans le temps. L’exposition a utilisé des documents iconographiques, textuels et cartographiques pour illustrer les voyages de plaisances à diverses époques – de l’Antiquité jusque dans les années 1970. L’utilisation des archives internes de la Société historique témoigne de la richesse de ses donateurs lorsqu’il est question d’expériences et de rencontre. 

Collaboration de la Société historique Pierre-de-Saurel à des expositions externes

De plus, nous avons été sollicités par des organismes externes pour la diffusion de documents d’archives, surtout dans le cadre d’expositions présentées à l’extérieur de nos locaux.

Exposition 100e CSN : « De la scie à l’ordi : un siècle de vie ouvrière »

Initiative de la Confédération des syndicats nationaux, cette exposition extérieure avait pour but de souligner son 100e anniversaire en rendant hommage à ceux et celles qui ont façonné le Québec. Ayant pour titre De la scie à l’ordi : un siècle de vie ouvrière, celle-ci fut déployée dans treize villes québécoises, dont Sorel-Tracy. Cette dernière eut comme sous-titre Histoire des syndicats dans les chantiers navals et l’industrie sidérurgique. Elle présente les grandes luttes syndicales dans les usines soreloises, ainsi que leur contribution à l’évolution de la société québécoise. En tout, 11 images provenant des fonds de la Société historique ont été utilisées.

Statera-l’archipel fabuleux (Parcours interactif Histoire des 103 îles)

Cette exposition veut mettre en lumière l’histoire de la région soreloise en utilisant, notamment, des références iconographiques témoignant des lieux et des éléments du patrimoine bâti. En tout, 45 images provenant des fonds de la Société historique ont été utilisées.

SHPS.TV

De même, nous avons produit nos capsules vidéo à contenu historique pour Histoires de Saurel pour une saison 2, composée de sept épisodes. Disponibles sur le site SHPS.TV, ces capsules, animées par Jocelyn Daneau, portent sur l’histoire soreloise et se présentent sous la forme d’une entrevue. Par exemple, nous avons couvert la généalogie d’anciennes familles Sorel, comme les Bibeau ou les Paul-Hus, tous deux présenté par Mme Madeleine Blanche Lussier.

Avec M. Guy Lambert, nous avons discuté des bâtiments, des habitudes et des personnes qui ont façonné le monde de la restauration, de 1847 aux années 2000.  Ce dernier nous offre également un autre épisode, cette fois sur d’illustres personnages de la ville de Sorel qui se sont démarqués par leur savoir-faire ou leur talent. Finalement, M. Patrick Péloquin s’est arrêté quelques minutes pour nous parler de l’origine de l’urbanisation et de la toponymie du Vieux-Sorel. 

À l’automne 2021, nous avons commencé notre 3e saison avec une nouvelle animatrice, Linda Dufault ! Avec une formule revampée, nous avons voulu donner plus de place aux différentes communautés locales formant la MRC Pierre-de-Saurel. En outre, les nouvelles capsules intègrent des archives conservées à la S.H.P.S. et comportent de courtes présentations pour démystifier le travail de l’archiviste pour les chercheurs moins expérimentés.

Pour le moment, nous avons abordé la municipalité de Yamaska avec M. André Parenteau, recenseur des familles qui sont inhumées dans le cimetière du village. À cela s’ajoute une capsule archivistique, qui présente un livre ayant appartenu à Prudent Proulx, marchand général de Yamaska. Par la suite, nous avons couvert l’histoire des femmes à Saint-Gérard-Majella, entre autres avec Mme Christine Lemaire et de sa tante, Fleurette Durocher, qui ont habité dans la municipalité pendant plusieurs années. Finalement, nous nous sommes penchés sur le cas de Madeleine Tisserand, Filles du Roy, qui a été décrit et recherché par Mme Louise Biron.

Depuis le début de l’hiver, nous avons également interrogé l’historien Luc Noppen sur l’église de Saint-Roch-de-Richelieu (qui est exceptionnelle à plusieurs égards !), ainsi que Mme Louise Biron, qui nous présente les filles du roy de la Seigneurie de Saint-Ours. Enfin, nous montrons aux intéresser comment faire une recherche site web du Réseau des archives du Québec.

Le dernier épisode, publié dimanche passé, se penche sur les familles « souches » de Saint-Robert. D’abord en discutant avec M. Christian Cournoyer, instigateur et modérateur du groupe « Je ou j’ai demeuré à Saint-Robert ». C’est l’occasion d’en connaître davantage sur les familles Cournoyer et Plante et de faire connaissance avec son oncle, Arthur Plante qui, à l’aube de son centenaire, n’a rien perdu de la joie de vivre qu’on lui connaît. Enfin, la chronique archivistique propose une incursion dans l’univers de Jeannine Gadbois-Lemoine dont les archives concernent son enfance à Saint-Robert.

Blogue

À ces capsules, nous pouvons dire fièrement que nous avons produit également du contenu textuel sur notre blogue. Neuf articles y ont été publiés en 2021, presque tous écrivent par les employés de la SHPS. La tenure de ces articles se penche le plus souvent sur des pratiques ou des archives que la Société possède ou qu’elle a observées. Par exemple, Mme Amilie Chalifoux nous renseigne sur la correspondance de Louis-Joseph Papineau d’après le don que M. Georges Aubin nous a fait en 2020 : l’ensemble de sa correspondance, qui est distribué dans plusieurs centres du Québec, est ici réuni en une seule copie. Mme Chalifoux nous parle également de l’eau de Pâques, rituel religieux dans les pays chrétiens qui était observé avec plus de rigueur autrefois ! À cela s’ajoute son incontournable article sur le mois des arbres et les célébrations qui avaient lieu anciennement pour souligner le début du mois de mai.

J’ai moi-même publié deux articles aux mois d’août et de novembre dernier, soit sur l’histoire même de la Société historique, de son agrément de son anniversaire (25 ans !), soit sur la fin du régime seigneurial en 1854 mais aussi sur  la fin du paiement des rentes survenue qu’en 1974!

Notre historienne, Mme Amy Cournoyer, a résumé quant à elle, l’exposition qui avait été faite dans le cadre des Journées de la Culture sur le voyage. Ici, elle souligne à travers des archives disponibles à la Société historique les voyages de nos donateurs et des modes qui ont amené l’existence des voyages de plaisance comme nous le connaissons.

À son tour, M. Luka Bordeleau-Lambert s’est plutôt penché sur le groupe des zouaves, autrefois très populaire et qui, en plus de tomber dans la désuétude, est aujourd’hui devenu une expression plutôt péjorative. À cela, il en rajoute au mois de décembre dernier avec un article qui se penche sur une archive particulière : une carte d’identité de l’usine Sorel Industries, qui appartenait à l’un de ses propriétaires, M. Édouard Simard.

Finalement, nous avons repris un témoignage de M. André Jalbert, offert lors de l’édition 40 1-2 du Saurelois, qui racontait son expérience à la Marine Industries, à l’été de 1953.

Petits moments d’histoire

Nous collaborons au bulletin d’information destiné aux citoyens de la municipalité de Saint-Joseph-de-Sorel depuis septembre 2020. Cinq articles ont été publiés en 2021, qui visent à mettre en lumière l’histoire de cette municipalité par son patrimoine bâti ou ses événements.

Gestion documentaire

Nous avons conclu des ententes de services en gestion documentaire avec deux organismes : la Corporation de développement communautaire de Pierre De-Saurel et la municipalité de Saint-Roch-de-Richelieu. Ces contrats permettront de faire l’inventaire, le classement et l’élagage des documents comme il se doit pour tout organisme, en plus d’identifier leurs archives historiques.

Conclusion

Cette année chargée nous rassure sur la vitalité de notre organisme et nous prévoyons continuer sur cette belle lancée ! Cela sera possible par l’accroissement de notre rayonnement et de notre crédibilité à l’intérieur de notre communauté, mais aussi pour l’ensemble du Québec. Pour ce faire, nous avons saisi l’opportunité de participer à plusieurs projets de rayonnement, en collaboration avec BAnQ et l‘ensemble des membres du Regroupement des Services d’Archives Privées Agréés du Québec, qui se concrétiseront en 2022.


[1] Mesurer les mètres linéaires en archives est plus ou moins le même calcul que l’on fait lorsqu’on veut évaluer la quantité de matériel nécessaire pour un projet de rénovation : Comment calculer les mètres linéaires.

Photographies de l’article : Exposition en vitrine extérieure « Visage à découvert ».

Catégorie(s) : Activités

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