Les grèves de Sorel en 1937 …

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Les grèves de Sorel en 1937 représentent un conflit d’envergure dressant le Capital, appuyé par les pouvoirs politiques, contre le Travailleur, épaulé par le pouvoir religieux. Événement marquant du syndicalisme québécois, ces grèves constituent un temps fort de la lutte des travailleurs pour améliorer leurs conditions de travail dans une ville où l’emploi dépendant largement d’un seul employeur, Marine Industries, entreprise détenue par les frères Simard. Les salaires de ces ouvriers, dont la semaine de travail s’étend sur 55 heures, accusent du retard en comparaison avec les conditions de travail qui prévalaient dans les autres chantiers maritimes au Canada. Pour améliorer leur sort, ils forment un syndicat catholique à un moment où ce mouvement fait d’huile à Sorel.

Le curé de la paroisse Saint-Pierre, Mgr Philippe-S Desranleau, en favorise activement l’expansion dans le but d’instaurer à Sorel « un ordre nouveau, social et chrétien » inspiré de la doctrine sociale de l’Église. Homme énergique et résolu, fort de l’appui de son évêque, il endosse les revendications des syndiqués de Marine Industries et n’hésite pas à soutenir leurs grèves. Il va même jusqu’à dénoncer en chaire la collusion, contre les travailleurs, du patronat, des politiciens municipaux et du gouvernement de Maurice Duplessis. Le dernier arrêt de travail, qui perdure pendant 50 jours, permet une augmentation des salaires sans cependant réussis à faire accepter la reconnaissance du syndicat. Après le départ de Mgr Desranleau, qui quitte Sorel pour devenir évêque de Sherbrooke en 1938, le syndicat s’effrite à Marine Industries consacrant le retour en force des élites traditionnelles à Sorel.

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Informations complémentaires

Poids 250 g
Dimensions 350 × 270 × 15 mm
Auteur(e, es)

Jacques Rouillard

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Renaud-Bray, SHPS